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Madagascar renforce le contrôle de l’État sur les minerais critiques

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Mine de Ambatovy, Madagascar
Mine de Ambatovy, Madagascar / Ambatovy

Ce qui s'est passé

Le gouvernement de transition malgache accroît le contrôle public sur plusieurs minerais critiques, notamment le graphite, le nickel, le cobalt, les terres rares et l’ilménite. Les autorités cherchent à renforcer la supervision des projets miniers jugés sensibles et à augmenter la part des retombées économiques captée par l’État.

Cette évolution fait suite à l’adoption d’un nouveau code minier en 2023, qui révise les conditions d’octroi des permis, renforce certaines exigences environnementales et sociales et prévoit une implication accrue de l’État dans le secteur. En janvier 2026, Madagascar a également levé un moratoire de 16 ans sur les nouveaux permis miniers, tout en maintenant des restrictions sur l’or.

Pourquoi c'est important

Ces ressources occupent une place importante dans les chaînes d’approvisionnement mondiales des batteries, des véhicules électriques et de l’électronique. Plusieurs pays et blocs économiques cherchent à sécuriser leur accès, ce qui renforce l’intérêt économique des gisements malgaches.

Pour Madagascar, l’enjeu est d’attirer des investissements tout en captant une part plus importante de la valeur générée par ses ressources naturelles. Le nouveau cadre réglementaire sera scruté par les investisseurs étrangers, dans un secteur où rentabilité, gouvernance et contraintes environnementales restent des variables déterminantes.

Sources :
  • Reuters
  • Dentons Mining Law