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La RDC impose des quotas sur le cobalt et modifie l’équilibre du marché mondial

Ce qui s'est passé
La RDC, qui représente plus de 70 % de l’offre mondiale de cobalt extrait, a instauré un système de quotas d’exportation après plusieurs mois de gel des exportations de cobalt. L’objectif affiché par Kinshasa est de limiter la surproduction, stabiliser les prix et renforcer son contrôle sur un minerai central pour l’industrie mondiale des batteries.
Les grands groupes miniers opérant dans le pays adaptent désormais leurs stratégies. Glencore a réduit sa production de cobalt de 39 % au premier trimestre 2026 et privilégie davantage le cuivre afin d’éviter de produire des volumes qu’il ne peut pas exporter sous son quota actuel. CMOC maintient au contraire une production élevée et stocke une partie du cobalt produit en attendant de futurs débouchés d’exportation.
Selon les données citées par Semafor, le prix du cobalt, tombé autour de 22 000 dollars la tonne en 2025 après une longue période de surproduction, est remonté autour de 57 000 dollars la tonne après l’introduction du nouveau dispositif.
Pourquoi c'est important
La RDC cherche à accroître son influence sur le marché mondial du cobalt, dont les prix restent largement déterminés sur les marchés internationaux malgré le poids du pays dans la production mondiale.
Les autorités congolaises présentent ce système comme un moyen d’augmenter la valeur des exportations, soutenir les projets de raffinage et de transformation locale, et mieux encadrer les flux issus du secteur minier artisanal.
Le dispositif favorise cependant les groupes capables de stocker leur production ou d’absorber des périodes de restriction. Plusieurs analystes estiment aussi que des circuits informels pourraient continuer à contourner une partie du système.


