Memo du 19 mai 2026

3 min.

La RDC explore une ligne électrique angolaise pour soutenir ses mines, un groupe qatari regarde de grands projets d’infrastructure en Afrique, et Anthropic s’associe à la Fondation Gates sur la santé et l’éducation.

Afrique | Économie • Énergie

La RDC mise sur l’électricité angolaise pour soutenir son industrie minière

La RDC mise sur l’électricité angolaise pour soutenir son industrie minière

Ce qui s'est passé

La RDC et l’Angola progressent sur un projet de ligne de transmission de près de 1 450 kilomètres entre les deux pays. Selon l’agence de presse angolaise ANGOP, une ligne relierait Malanje, en Angola, à Fungurume, dans le Lualaba, afin d’alimenter l’une des principales régions minières de la RDC. Une seconde connexion entre la province angolaise du Zaïre et le site d’Inga est également envisagée.

Fungurume se trouve au cœur du bassin congolais du cuivre et du cobalt, deux minerais critiques utilisés notamment dans les batteries, les réseaux électriques et certaines technologies liées à la transition énergétique.

Pourquoi c'est important

Le projet intervient alors que la concurrence autour des minerais critiques s’intensifie. L’accès à une énergie stable figure parmi les principales contraintes du secteur minier congolais, notamment dans le cuivre et le cobalt, dont la demande mondiale augmente.

Le projet illustre aussi un paradoxe congolais : malgré le potentiel hydroélectrique du site d’Inga, parmi les plus importants au monde, la RDC continue de faire face à des limites de production et surtout de transport vers certaines zones minières. Les barrages Inga I et Inga II fournissent déjà une partie de l’électricité du pays, mais les capacités disponibles et les infrastructures de transmission peinent à suivre la demande industrielle.

Sources :
  • ANGOP (via AllAfrica)
Afrique | Économie • Infrastructure

Un groupe qatari vise de grands projets d'infrastructure en Afrique

Un groupe qatari vise de grands projets d'infrastructure en Afrique
UCC Holding

Ce qui s'est passé

Le groupe qatari UCC Holding explore plusieurs grands projets d'infrastructure en Afrique. Selon Business Insider Africa, des discussions portent sur le futur aéroport international d'Éthiopie, estimé à 12,5 milliards de dollars, conçu pour étendre la capacité aéroportuaire du pays.

Le groupe étudie aussi un projet routier d'environ 400 kilomètres en RDC. Selon Bloomberg, ce corridor faciliterait les échanges commerciaux et l'accès aux zones minières du sud du pays.

Pourquoi c'est important

Les investisseurs du Golfe multiplient leur présence dans les infrastructures africaines, alors que plusieurs pays peinent à financer des projets coûteux dans les transports et la logistique.

En RDC, le projet routier desservirait le principal bassin de production de cuivre et de cobalt du pays, deux minerais au centre des chaînes d'approvisionnement pour batteries et technologies énergétiques.

Sources :
  • Business Insider Africa
  • Bloomberg
Monde | Technologie • Intelligence artificielle

Anthropic conclut un partenariat de 200 millions de dollars avec la Fondation Gates pour la santé et l’éducation

Anthropic conclut un partenariat de 200 millions de dollars avec la Fondation Gates pour la santé et l’éducation

Ce qui s'est passé

Anthropic a annoncé un partenariat de 200 millions de dollars sur quatre ans avec la Fondation Gates. L’accord combine financements, accès au modèle Claude et accompagnement technique.

Les projets ciblent principalement les systèmes de santé et la recherche médicale. Selon Anthropic, des outils seront développés pour accélérer la mise au point de vaccins et améliorer l’exploitation des données sanitaires. Des applications éducatives sont aussi prévues en Afrique subsaharienne.

Pourquoi c'est important

La Fondation Gates est déjà active dans plusieurs pays africains, notamment dans la santé et l’éducation. Le partenariat pourrait élargir certains programmes en y intégrant des outils liés à la détection d’épidémies ou à l’aide à la décision médicale.

L’accord montre aussi que les entreprises d’IA cherchent à étendre leurs usages au-delà des assistants conversationnels, vers des secteurs où les besoins techniques et les volumes de données sont importants.

Sources :
  • Anthropic
  • Fondation Gates