La RDC mise sur l’électricité angolaise pour soutenir son industrie minière

Ce qui s'est passé
La RDC et l’Angola progressent sur un projet de ligne de transmission de près de 1 450 kilomètres entre les deux pays. Selon l’agence de presse angolaise ANGOP, une ligne relierait Malanje, en Angola, à Fungurume, dans le Lualaba, afin d’alimenter l’une des principales régions minières de la RDC. Une seconde connexion entre la province angolaise du Zaïre et le site d’Inga est également envisagée.
Fungurume se trouve au cœur du bassin congolais du cuivre et du cobalt, deux minerais critiques utilisés notamment dans les batteries, les réseaux électriques et certaines technologies liées à la transition énergétique.
Pourquoi c'est important
Le projet intervient alors que la concurrence autour des minerais critiques s’intensifie. L’accès à une énergie stable figure parmi les principales contraintes du secteur minier congolais, notamment dans le cuivre et le cobalt, dont la demande mondiale augmente.
Le projet illustre aussi un paradoxe congolais : malgré le potentiel hydroélectrique du site d’Inga, parmi les plus importants au monde, la RDC continue de faire face à des limites de production et surtout de transport vers certaines zones minières. Les barrages Inga I et Inga II fournissent déjà une partie de l’électricité du pays, mais les capacités disponibles et les infrastructures de transmission peinent à suivre la demande industrielle.


