Le Memo du 14 mai 2026

5 min.

Ethiopian Airlines étudie un possible achat d’avions Airbus A220, le Cameroun prend le contrôle de la filiale locale de Société Générale, et Google explore des centres de données en orbite avec SpaceX.

Afrique | Économie

Ethiopian Airlines étudie un possible achat d’avions Airbus A220

Boeing 787 Dreamliner d'Ethiopian Airlines
Boeing 787 Dreamliner d'Ethiopian Airlines

Ce qui s'est passé

Ethiopian Airlines serait en iscussions préliminaires avec Airbus autour d’un possible achat d’environ 20 Airbus A220 et de six Airbus A350, selon des informations rapportées par Bloomberg. Aucune annonce officielle n’a été faite et les discussions resteraient à un stade précoce.

L’Airbus A220 est un appareil de plus petite capacité destiné aux routes régionales et moyen-courriers. Ethiopian Airlines avait déjà indiqué en 2025 évaluer plusieurs modèles pour renouveler une partie de sa flotte régionale, dont l’A220 d’Airbus, l’Embraer E2 et le Boeing 737 MAX 7.

Pourquoi c'est important

Si l’opération se concrétise, Ethiopian Airlines pourrait adapter davantage sa flotte aux liaisons régionales africaines tout en poursuivant son expansion internationale avec des appareils long-courriers supplémentaires. La compagnie éthiopienne est déjà le principal groupe aérien du continent et mène depuis plusieurs années une politique d’expansion de sa flotte et de ses infrastructures.

Sources :
  • Bloomberg
  • AeroTime
  • Simple Flying
Afrique | Économie • Finance

Le Cameroun prend le contrôle de la filiale locale de Société Générale

Société Générale Cameroun
Société Générale Cameroun

Ce qui s'est passé

Le gouvernement camerounais a finalisé la reprise de la participation majoritaire de la banque française Société Générale dans sa filiale locale, pour un montant d’environ 129 milliards de FCFA (231 millions $). L’accord, officialisé le 12 mai 2026, porte sur les 58,08 % d’actions détenues par Société Générale et porte la participation totale de l’État camerounais à 83,68 %.

À la suite de cette acquisition, l’établissement a été renommé General Bank of Cameroon. Les autorités camerounaises indiquent vouloir assurer la continuité des services bancaires et préserver la stabilité des activités de la banque pendant la transition.

Pourquoi c'est important

L’opération accroît la présence de l’État camerounais dans le secteur bancaire, à travers l’un des principaux établissements du pays. Elle intervient alors que plusieurs groupes bancaires européens, dont Société Générale, réduisent leur présence dans certains marchés africains, ouvrant la voie à des reprises par des acteurs publics ou privés du continent.

Sources :
  • Business Insider Africa
  • Reuters
Monde | Technologie • Infrastructure

Google explore des centres de données en orbite avec un possible appui de SpaceX

Connectivité en orbite
Connectivité en orbite

Ce qui s'est passé

Google Research a publié un billet présentant un concept de système informatique orbital évolutif pour l’intelligence artificielle, explorant la possibilité de déployer une infrastructure de calcul alimentée par énergie solaire dans l’espace. Le document expose une piste de recherche face aux contraintes croissantes des centres de données terrestres, notamment l’énergie, le refroidissement et la disponibilité foncière.

De son côté, Reuters, citant le Wall Street Journal, rapporte que Google mènerait des discussions avec SpaceX autour d’un possible projet de centres de données orbitaux et de capacités de lancement. Aucune annonce officielle conjointe n’a toutefois été faite.

Pourquoi c'est important

L’essor rapide de l’intelligence artificielle augmente fortement les besoins en puissance de calcul et en énergie. Des centres de données en orbite pourraient, en théorie, réduire certaines contraintes des infrastructures terrestres, notamment l’électricité, le refroidissement ou l’espace disponible.

Le développement de ce type d’infrastructure prolonge une tendance déjà visible dans l’usage de l’orbite terrestre basse (LEO) pour les réseaux numériques. Des constellations comme Starlink utilisent déjà des satellites en orbite basse pour fournir un accès internet dans des zones peu couvertes par les infrastructures terrestres. Avec des centres de données orbitaux, l’objectif ne serait plus seulement de transmettre des données, mais aussi d’en traiter une partie plus près des utilisateurs ou des réseaux spatiaux.

Le projet reste toutefois à un stade exploratoire et fait face à d’importants défis techniques et économiques avant toute mise en service.